Comment préparer un bon rhum arrangé ?

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rhum arrangé

Servi traditionnellement en digestif, le rhum arrangé peut aussi se déguster à l’apéritif. Cependant attention, cette boisson ne s’improvise pas et, bien qu’elle se décline dans différentes versions propres à chacun, nécessite des ingrédients de base ainsi qu’une préparation précise. Suivez notre guide pour savoir comment faire un bon rhum arrangé.

L’histoire du rhum arrangé

Il s’agit d’une préparation à base de rhum (comme son nom l’indique) dans laquelle ont macéré des fruits exotiques ainsi que diverses épices. On rajoute ensuite du sucre de canne au breuvage pour l’adoucir. La décoction doit mariner entre un et six mois, mais certaines personnes vont jusqu’à la laisser un an dans son bocal.
C’est la boisson emblématique de l’Île de la Réunion mais on la retrouve aussi fréquemment aux Antilles et à Madagascar.

Il est assez difficile de retracer son origine exacte. Cependant, il semblerait que ce mélange soit apparu avec les marins de la Route des Indes qui conservaient les épices et les fruits ramenées vers l’Europe en les plongeant dans du rhum issu de la Réunion notamment. Une pratique qui s’est ensuite poursuivie au fil des ans, devenant une véritable boisson traditionnelle que chacun prépare à sa façon.

N’hésitez pas à cliquez sur le lien suivant afin de retrouvez une Définition du rhum arrangé plus complète.

La préparation

  • Rhum blanc : agricole ou industriel/traditionnel. Le degré d’alcool peut varier de 40 à 50° selon les goûts.
  • Fruits : choisissez-les frais de préférence, mais ils peuvent aussi être en conserve ou confits. Ils doivent avoir atteint un bon degré de maturité afin de dégager le maximum d’arômes. Parmi la multitude de fruits utilisés, nous citerons la banane, l’ananas, le litchi, les agrumes, la pomme, la poire, le raisin, etc.

Il est conseillé de prendre le même volume de fruits que de rhum (50/50).

  • Épices : la vanille et la cannelle en bâtons sont des incontournables. À celles-ci peuvent s’ajouter d’autres éléments tels que le clou de girofle, l’anis étoilé, le piment, le gingembre, la badiane, les feuilles d’agrumes, etc.
    Pour la vanille, pensez à couper les gousses dans leur longueur, afin que les saveurs se diffusent plus rapidement.
  • Sucre : utilisez du sucre de canne en poudre ou en sirop. Vous pouvez également, pour un goût différent, choisir de mettre du miel, du sirop d’agave ou d’érable.
    La quantité de sucre dépendra des envies de chacun. N’oubliez pas cependant que les fruits sont déjà sucrés.

Vous pouvez bien évidemment rajouter à ces derniers d’autres éléments de votre goût afin de personnaliser la recette.

Le rhum arrangé doit être placé dans un large contenant en verre de type bocal, qui puisse ensuite être fermé de façon hermétique en limitant l’échange d’air.

La macération

Pour favoriser et accélérer la macération, il est conseillé de placer votre récipient dans une pièce relativement chaude (sans exagérer bien évidemment). Comptez entre 20 et 30°.

Évitez le plus possible d’exposer votre préparation à l’air car celui-ci accélère l’oxydation des fruits. Cependant, vous pouvez tout à fait goûter régulièrement votre mixture, sans oublier de la mélanger afin que les arômes se déploient et se lient mieux les uns aux autres. Il est d’ailleurs important de goûter car tous les fruits ne macèrent pas de la même façon, ni au même rythme. Si par exemple le mélange semble trop amer en raison des agrumes, n’hésitez pas à retirer les écorces de la préparation.

Une fois la macération terminée, vous pouvez filtrer le mélange en faisant couler le liquide dans une passoire, pour ensuite le mettre en bouteille. Celui-ci se conservera des années.

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